Rénover son chauffage au bois

Rénover son chauffage au bois : pourquoi et comment tuber sa cheminée

Vous envisagez de rénover votre système de chauffage et d’opter pour le bois comme énergie principale ? C’est une excellente décision à la fois écologique et économique. Mais avant d’installer votre poêle ou foyer encastré, un élément technique est souvent sous-estimé : l’état et l’adaptation du conduit de fumée. Le tubage de cheminée est dans la plupart des rénovations une étape indispensable. Voici pourquoi et comment l’aborder sereinement.

Pourquoi le tubage de cheminée est souvent obligatoire en rénovation

Lors d’une rénovation, les conduits de fumée anciens présentent presque systématiquement des problèmes qui les rendent incompatibles avec les poêles modernes. Un conduit en briques construit il y a trente ou quarante ans n’est pas étanche, sa section n’est pas calibrée pour les appareils actuels, et les dépôts de suie peuvent constituer un véritable danger d’incendie.

Le tubage cheminée consiste à insérer dans ce conduit existant un tube en acier inoxydable ou en matière composite, créant ainsi un couloir d’évacuation neuf, étanche et parfaitement dimensionné. Cette opération est aujourd’hui exigée par le DTU 24.1 pour la grande majorité des installations de poêles à bois et à granulés dans des conduits anciens.

Outre la conformité réglementaire, le tubage améliore significativement le tirage, réduit les risques de refoulement de fumée et prolonge la durée de vie de l’installation.

Les signes qui indiquent que votre conduit doit être tubé

Plusieurs indices permettent de détecter qu’un conduit existant nécessite un tubage avant toute installation de chauffage au bois :

  • Odeurs de fumée dans les pièces : signe caractéristique d’un conduit fissuré ou poreux.
  • Tirage insuffisant : la fumée peine à remonter, ce qui nuit à la combustion et au rendement.
  • Présence de traces de suie ou d’humidité sur les murs : indique une infiltration par les parois du conduit.
  • Conduit en briques ou en pierres construit avant 1980 : ces matériaux ne répondent plus aux normes actuelles.
  • Changement de combustible : passer du fioul au bois, par exemple, nécessite un conduit adapté aux particules et à la température des fumées.
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Si vous constatez l’un de ces signes, faites appel à un ramoneur ou un fumiste qualifié pour réaliser un diagnostic complet avant d’investir dans un nouveau poêle.

Quel type de tubage choisir pour votre projet de rénovation ?

Il existe principalement deux types de tubage, à choisir en fonction de votre installation :

Le tubage rigide en acier inoxydable

C’est la solution la plus robuste. Des tubes en inox (simple ou double paroi) sont assemblés et descendus dans le conduit existant. Cette technique convient parfaitement aux conduits rectilignes et offre une excellente résistance à la corrosion et aux hautes températures. Elle est recommandée pour les poêles à bois et les inserts.

Le tubage flexible

Le tubage flexible est utilisé lorsque le conduit présente des coudes ou des décalages qui rendent impossible l’introduction de tubes rigides. Il s’adapte aux configurations complexes tout en garantissant l’étanchéité de l’installation.

Le tubage en matière composite

Moins répandu, il offre de bonnes performances thermiques et une excellente résistance aux condensats acides produits par les poêles à granulés. C’est souvent la solution recommandée pour ce type d’appareil.

Conduit Fumée, spécialiste français de la fumisterie et du tubage de cheminée, propose un accompagnement complet pour vous aider à choisir la solution adaptée à votre configuration et à votre budget.

Les étapes d’une rénovation avec tubage : comment ça se passe ?

Voici le déroulement typique d’une rénovation incluant un tubage de conduit :

  1. Diagnostic du conduit : inspection visuelle et, si nécessaire, caméra pour évaluer l’état intérieur du conduit.
  2. Choix de l’appareil : le choix du poêle ou de l’insert conditionne le diamètre et le type de tubage requis.
  3. Ramonage préalable : le conduit est nettoyé avant l’intervention pour faciliter la pose du tubage.
  4. Pose du tubage : réalisée par un fumiste qualifié, elle comprend l’insertion du tube, la fixation en tête de conduit et le raccordement au bas.
  5. Raccordement du poêle : la buse de l’appareil est connectée au tubage via un conduit de raccordement adapté.
  6. Test et mise en service : vérification du tirage et contrôle d’étanchéité avant le premier allumage.
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[PHOTO – door Stijn toe te voegen : technicien réalisant un tubage de cheminée dans une maison en rénovation]

Quel est le coût d’un tubage de cheminée en rénovation ?

Le prix d’un tubage varie selon plusieurs facteurs : hauteur du conduit, type de tubage choisi, accessibilité et région. À titre indicatif, comptez entre 800 et 2 500 euros pour un tubage complet, installation comprise.

Plusieurs aides financières peuvent réduire significativement ce coût :

  • MaPrimeRénov’ : aide de l’État pour les travaux d’amélioration énergétique.
  • TVA réduite à 5,5 % : applicable aux travaux dans les résidences principales de plus de 2 ans.
  • Certificats d’économies d’énergie (CEE) : primes proposées par les fournisseurs d’énergie.

Pour bénéficier de ces aides, les travaux doivent être réalisés par un artisan RGE (Reconnu Garant de l’Environnement).

Conclusion

Rénover son chauffage au bois est une démarche qui gagne en popularité face à la hausse des prix de l’énergie. Mais pour que cette rénovation soit réussie, sûre et durable, le tubage du conduit est une étape à ne surtout pas négliger. Faites appel à un professionnel qualifié, vérifiez vos droits aux aides et préparez votre installation pour affronter les saisons froides en toute sérénité.

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